|
 |
 |
 |
La crise boursière met à l'épreuve le Brésil
6 Oct 2008
Source: 7sur7
Les fortes chutes lundi à la bourse de Sao Paulo, qui accumule des pertes de plus de 40% en 2008, mettent à l'épreuve la robustesse de l'économie brésilienne avec des restrictions au crédit notamment.
Le principal indicateur, l'Ibovespa, chutait de 12% à la mi-journée après que la séance eût été suspendue à deux reprises, la première quand l'Ibovespa a plongé à -10% et la seconde de -15,06%. "La situation gravissime des banques européennes a conduit le marché à penser que la crise pourrait avoir des répercussions plus importantes", a affirmé à l'AFP l'économiste Miguel Daoud, ajoutant que le "Brésil était vulnérable à la crise et qu'il fallait faire attention".
Le ministre brésilien des Finances, Guido Mantega, avait reconnu vendredi que la crise financière internationale affectait le marché du crédit interne et qu'elle "ralentirait" la croissance en 2009, rappelant que celle-ci devrait être supérieure à 5% cette année. Le principal effet de la crise sur le Brésil porte sur le marché du crédit, car les industriels n'obtiennent plus de crédits internationaux et ont recours au marché interne où ils augmentent la demande et la concurrence pour l'obtention de fonds, selon le ministre.
"Il y a un ralentissement du crédit, ce qui pourrait s'intensifier dans un scénario extérieur négatif", a dit lundi à l'AFP le chef de la Banque Schahin, Silvio Campos. "Cette conjoncture va de pair avec l'expectative d'une croissance plus faible en 2009", a-t-il ajouté. Après avoir longtemps affirmé que le Brésil ne serait pas touché par la crise, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a reconnu la semaine dernière des "difficultés" - mais qui seront "minimes" grâce à la solidité de son marché intérieur et à la diversification de son commerce.
Il a déclaré dimanche que l'appel d'offres pour le train à grande vitesse (TGV) devant relier les deux principales villes du Brésil, Rio de Janeiro et Sao Paulo, serait lancé en mars prochain. Pour le chef de l'Etat, cet important investissement est le signe que le Brésil a des réserves suffisantes (NDLR: plus de 200 milliards de dollars) pour faire face à "cette crise financière internationale et à d'autres".
 Imprimer
Revenir à la revue de presse consacrée à l'actualité brésilienne en français.
|
|
 |