Développer vos exportations au Brésil, aborder le marché brésilien
Michel Campillo, agent commercial
Investir et exporter au Brésil



Agent commercial
Votre contact local
Les facteurs-clés
Exporter vos produits
Gérer les risques
Maîtriser les coûts
Etude de marché
Cahier des charges
Suivi clientèle
Investir au Brésil
Revue de presse
Import-export
Les INCOTERMS
Nomenclature NCM
Valid XHTML 1.0!

L'Année du Brésil dope l'attrait pour le portugais
L'Année du Brésil dope l'attrait pour le portugais
23 Nov 2005
Source: Le Figaro


Menacée de disparition l'année dernière, la classe de portugais renforcé du lycée Camille-Jullian de Bordeaux doit son salut à la passion d'une enseignante, Anne-Marie Roudier, et à une recrudescence d'inscriptions.

«C'est une langue magnifique parlée par plus de 200 millions de personnes. Lorsqu'on se plonge dans la littérature ou la musique, on ne peut plus se défaire du virus, explique-t-elle. J'essaie simplement de le transmettre à mes élèves.» Implanté dans l'établissement il y a une trentaine d'années en raison de la présence d'une importante communauté portugaise, l'enseignement du portugais a séduit cette année 45 élèves du lycée.

Evolution fragile

Comme partout en France, si la majorité de ces élèves ont des origines portugaises et donnent parfois envie à leurs camarades d'apprendre cette langue, celle-ci est également devenue «à la mode» grâce à l'attrait du Brésil.

Dans le secondaire, lors de la dernière rentrée, environ 12 000 élèves (10 000 en 2000) ont choisi d'apprendre le portugais, majoritairement en troisième langue vivante. A l'école élémentaire, ils sont à peu près autant à apprendre la langue de Paulo Coelho. De son côté, l'Institut Camoes de Paris compte environ 350 élèves adultes chaque année.

«La France reste le seul pays d'Europe à avoir intégré cet enseignement à tous les niveaux de la scolarité mais son évolution demeure fragile», explique Dominique Stoenesco, secrétaire général de l'Association pour le développement des études portugaises, brésiliennes, d'Afrique et d'Asie lusophones (Adepba).

Parallèlement, le nombre de professeurs de portugais est passé de 338 en 1998 à 313 en 2004, les départs à la retraite et les affectations à l'université n'étant pas compensés par les recrutements. En France, seuls deux IUFM (Paris et Bordeaux) assurent cette formation.

«La suppression des postes a des effets néfastes sur l'enseignement supérieur en dissuadant de poursuivre des études portugaises ou brésiliennes», déplore Christophe Gonzalez, président de l'Adepba.

L'Education nationale a récemment invité «la population portugaise vivant en France» à reconnaître «l'importance stratégique et symbolique de sa langue et de sa culture» pour que ses enfants les apprennent. En 2006, une section internationale de portugais sera ouverte à la cité scolaire de Lyon.

Parallèlement, l'attrait pour la culture lusophone et les études au Brésil - 154 millions d'habitants, soit la moitié de l'Amérique du Sud - ont fait un bond. De nombreuses chaires dédiées au Brésil ont été créées dans les universités françaises («Histoire du Brésil» à Paris-IV-La Sorbonne, «Simon Bolivar» à Paris-III, «chaire Mercosur» à Sciences po) et de multiples programmes à La Rochelle, au Havre ou à Toulouse. L'accord «Capes-Cofecub» permet enfin de nombreux échanges de chercheurs entre les deux pays.

Imprimir
Imprimer

Revenir à la revue de presse consacrée à l'actualité brésilienne en français.
eXTReMe Tracker